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PASSION MACARON

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Macaron !

Voilà un mot synonyme du petit bonheur, source de joie, qui attire nos regards et n’en finit pas de ravir nos papilles ! Il est difficile de résister à cette petite pâtisserie à base d’amandes, de sucre et de blancs d’œufs croquante et au goût subtil qui, par sa palette de couleurs et ses multiples saveurs, ne cesse de séduire. Alors asseyez-vous confortablement, dégustez votre macaron et découvrez l’histoire de ce gâteau qui a conquis le monde.

 

Une longue histoire…

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Reconstituer l’histoire du macaron n’est pas une tâche simple vu qu’il existe plusieurs légendes autour de son origine. Certains lui attribuent une origine monastique en prétendant qu’il a été fabriqué en 791 par des moines à Commercy de France ayant la forme d’«un nombril de moine». Selon certains écrits, la recette du macaron serait apparue en Syrie au XVe siècle sous le nom de Louzieh (une confiserie qui a été offerte à un calife Ottoman).

C’est d’abord en Italie, et plus précisément à Venise, que le macaron va se diversifier. Les Italiens le nomment «maccherone» signifiant «pâte fine» et qui deviendra macaron en français. Il faut noter qu’au Moyen-Âge le mot macarone (macaroni au pluriel) désignait non seulement la pâtisserie mais aussi un potage qu’on mangeait avec du fromage râpé, du safran et de la cannelle ce qui explique la confusion créée parfois par les sources historiques. Grâce à l’essor du trafic maritime de l’époque, on découvre en France les gourmandises de la cuisine italienne parmi lesquelles un petit gâteau tendre et croquant tiendra une place à part. Au XVIe siècle, le macaron est introduit dans la Cour royale par Catherine de Médicis, future épouse du Duc d’Orléans. On retrouve des références au petit gâteau dans la littérature. Dans son «Quart livre»  Rabelais cite les macarons sans pour autant nous révéler les secrets de leur recette.

 

Chaque région a sa propre légende

 

macaron4La France regorge de villes qui revendiquent la paternité du macaron et entretiennent de belles légendes autour de sa naissance. A Joyeuse en Ardèche, il fait son apparition en 1581 apporté par Catherine de Médicis. A Saint-Jean-de-Luz, dans le Pays Basque, le petit gâteau est préparé et offert par le pâtissier Adam lors du mariage du roi Louis XIV avec Marie-Thérèse d’Espagne en 1660. A Paris, les officiers de bouche de la Cour de Versailles, ancêtres de la maison Dalloyau créée en 1802, se réclament également de la paternité des macarons servis aux Rois depuis 1682.

La tradition du macaron est souvent perpétuée par les sœurs dans les communautés religieuses pour sa qualité nutritionnelle ou pour des raisons commerciales. Tel est le cas des sœurs de l’agrégation de l’abbaye Notre-Dame de Consolation de Nancy en 1667-1669 qui confectionnent une grande variété de gâteaux dont les fameux macarons, étant donné que la consommation de viande est interdite et que «les amandes sont bonnes pour ces filles qui ne mangent pas de viande». Lorsque les congrégations religieuses sont supprimées par décret, le 5 avril 1792, les sœurs Marguerite Gaillot et Marie-Elisabeth Morlot, de la Communauté des Dames du Saint-Sacrement de Nancy, trouvent refuge chez un médecin et continuent d’y fabriquer des macarons et de les vendre sur le marché. C’est grâce aux légendaires Sœurs-Macarons que sont nés les célèbres Macarons de Nancy. A la fin du XVIIe siècle, François Massialot les remet à la mode à Paris.

 

La naissance du macaron parisien

 

macaron2Le macaron sous la forme que nous le connaissons actuellement est une invention plus récente. Dans les années 1830, les pâtissiers parisiens ont l’idée d’accoler ces biscuits deux par deux. Mais la véritable révolution du macaron aura lieu en 1862 avec l’ouverture de la maison Ladurée. Pierre Desfontaines, petit cousin de Louis-Ernest Ladurée garnit les macarons avec une ganache, une crème ajoutée entre les deux coques, créant ainsi le macaron parisien ou Gerbet.

 

 

 

Au fil du temps le macaron n’a cessé de se diversifier. Grâce à l’imagination débordante des pâtissiers des grandes enseignes telles que Ladurée, Hermé ou Picard le gâteau a trouvé de nouvelles formes et saveurs: citron, vanille, framboise, abricot, violette, rose ou gingembre. Il en existe aussi des versions salées.

 

Le Jour du macaron

Le Jour du Macaron  a lieu chaque année en France le 20 mars. Le pâtissier Pierre Hermé a eu l’idée d’instaurer ce jour afin de promouvoir la pâtisserie et d’encourager les gens à faire un don en faveur d’une noble cause comme signe de solidarité et de générosité. En fait, chaque année le Jour du Macaron est consacré à une noble cause portant aide à des associations qui en ont vraiment besoin.

 

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Alors la prochaine fois que vous passez devant une pâtisserie française, n’hésitez pas à déguster des macarons. A consommer avec modération car ça peut provoquer une addiction !!!

 

Chrysoula Rouga

 

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