ARGOT

LE VERLAN ET LES AUTRES ARGOTS A CLEF

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ARGOT

 

Après une longue absence (boulot oblige), me voilà de retour sur la blogosphère, contente de vous retrouver ! De quoi est-ce que je vais vous parler aujourd’hui ? L’idée m’est venue en observant mes élèves avec une souris dans une main et un smartphone dans l’autre, toujours en train d’envoyer des textos dans un langage SMS qui a révolutionné la façon de communiquer et dont ils sont les rois. Cependant, ce souci de réinventer le langage afin de se rendre incompréhensible n’est pas si récent que ça et les gens n’ont pas attendu les nouvelles technologies pour déformer la langue.

Alors, amis de la langue française, c’est aux détournements et aux « caprices » insolites du français que mon article sera consacré.

En argot, les codes sont nombreux : le largonji, le louchébem, le javanais et le verlan sont des langages secrets fondé chacun sur un procédé de transformation des mots qui est la clef du système. D’où le nom « argots à clef ».

Après avoir connu un vrai épanouissement, certains ont disparu mais d’autres ont survécu et se sont même confortablement installés dans la langue française (c’est le cas du verlan).

Êtes-vous prêts à les découvrir ?

 

LE LARGONJI

 

Le largonji est un argot à clef qui repose sur un système d’encodage fixe assez simple, au moins en théorie.

Il s’agit de prendre un mot commençant par une consonne (ou par des consonnes pr, ch,cr…) et remplacer cette première lettre par un l. Puis, la consonne initiale supprimée se déplace à la fin du mot et est prononcée de la même façon qu’on l’épelle dans l’alphabet (bé, cé, dé, ef…).

L + MOT (SANS LA CONSONNE INITIALE) + CONSONNE INITIALE PRONONCÉE

Prenons par exemple le mot porte qui devient lortepé, sac qui se transforme en lacsé, bout en loubé ou bien forcé qui nous donne en largonji le mot lorcefé qui est un des plus anciens mots en largonji, paru en 1828, signifiant « La Force » qui était une prison parisienne.

On comprend donc sans problème que le largonji n’est autre chose que le jargon en largonji !

Et qu’est-ce qui se passe lorsque le mot commence par une voyelle ? Alors, la règle s’applique à la deuxième lettre du mot. C’est comme ça que abattu se transforme en alatubé ou alatube.

Le mot largonji apparaît officiellement en 1881 sous la plume du poète Jean Richepin  mais, comme il arrive presque toujours avec les langages codés, on en voit les premières traces dès les années 1800-1810. A cette époque-là on se limitait à remplacer la première consonne du mot par un l. Une marque devenait donc une larque (et non pas encore larquemé).
En fait, le largonji a été inventé par les voyous et les prisonniers avant de se répandre dans les milieux populaires où il a connu un grand succès entre les années 1830 et 1930. François Eugène Vidocq , ancien bagnard devenu policier, nous a laissé dans ses Mémoires (1828) beaucoup de mots de largonji comme linspré (prince) ou lorgnebé (borgne).
Avant la Grande Guerre, le largonji a donné le nom aux pièces de monnaie : lincsé (pièce de cinq), lindré (dix), linvé (vingt), laranque ou larante (quarante). Il commence à s’éteindre à partir de 1930.

Cependant, l’argot a adopté et intégré certains mots de ce langage codé qui subsistent de nos jours : en loucedé (en douce = en cachette), il n’y en a pas lerche (altération de cher qui en argot signifie beaucoup), louf, (fou), à loilpé (à poil).

 

LE LOUCHÉBEM

 

Qui parmi vous n’a jamais utilisé le mot loufoque pour désigner un fou ou peut-être entendu la phrase « Sors ton larfeuille (portefeuille) et paie la note » ?

 

 

Elle est lendretem mon lentrecôtmuche!

Pour trouver l’origine de ces mots, il faut bien remonter dans les années 1820 dans le milieu très fermé des bouchers lyonnais et parisiens. Les mauvais garçons recrutés aux abattoirs de la Villette pour le métier de tueur vont apprendre leur langage mystérieux aux apprentis bouchers. Les abattoirs de la Villette c’était en quelque sorte l’Académie française du louchébem.

Le louchébem (dans son nom complet largonji des louchébems c’est-à-dire jargon des bouchers) peut être attesté sous différentes graphies : louchébème ou loucherbem (mais le R n’est jamais prononcé).

Il est très proche du largonji avec lequel il est souvent confondu. «Le louchébem … consiste à substituer un L à la première lettre de chaque mot et à reporter la lettre remplacée à la fin du mot devant un suffixe qui peut être -ème, -ji, -oc, -muche etc.». (Edmond Locard, Le Crime et les criminels)

Les suffixations varient (-dé, -ès, -ic, -uche…) et vu qu’il s’agit d’un langage essentiellement oral, il est retranscrit à l’écrit de façon phonétique. C’est pourquoi larlépem le louchébem, c’est lurdoc surtout quand on n’est pas du métier !

 

L + MOT (SANS LA CONSONNE INITIALE) + CONSONNE INITIALE + SUFFIXE (-ème, -uche, -oc, -ji …)

 

Par exemple, une femme est une lamfé mais aussi une lemmefluche ou une lemmefoque.

A l’époque, un boucher pratiquant le jargon de sa profession saluait ses lienclès (clients) en leur disant Lonjourbème ! et leur vendait du ligogèm (gigot) ou du lorpic (porc).

D’après David Alliot qui a publié « Larlépem-vous louchébem ? : L’argot des bouchers », et à qui on peu probablement se fier puisqu’il est fils de boucher, le louchébem inclut également tout un jargon professionnel issu du Moyen-Âge permettant de qualifier les pièces de viande ou la qualité des produits, sans que le client n’en comprenne un traître mot.

La belle inventivité du louchébem a même inspiré Raymond Queneau  qui, en 1947, l’a utilisé pour un de ses «Exercices de style». Voici un extrait :

« Un lourjingue vers lidimège sur la lateformeplic arrière d’un lobustotem, je gaffe un lypètinge avec un long loukem et un lapeauchard entouré d’un lalongif au lieu de lubanrogue. Soudain il se met à lenlèguer son loisinvé parce qu’il lui larchemait sur les miépouilles. Mais pas lavèbre il se trissa vers une lacepème lidévée. Plus tard je le gaffe devant la laregame Laintsoin Lazarelouille avec un lypetogue dans son lenregome qui lui donnait des lonseilcons à propos d’un loutonbé. »

C’est l’histoire d’un type dans un autobus qui portait un chapeau orné d’une tresse au lieu d’un ruban. Il se fait marcher sur les pieds. Il arrive à Saint-Lazare, puis entame une conversation avec un ami qui lui conseille de mettre un bouton à son vêtement.

Contrairement au largonji, tombé en désuétude, le louchébem continue de vivoter de nos jours. Ainsi, lorsque le coursier parle de son laxif ou de son laxifpem (paquet = pacsif en argot), il parle louchébem. De même, dans les bars on peut commander un loirnoc (noir =café) ou un lougeroc (rouge ou ballon de rouge).

Et une petite énigme : Pouvez-vous déchiffrer ce couplet de Sale argot, une chanson écrite et chantée par le groupe de rap I am, sans demander l’aide de votre boucher pour la traduction  ?

Lutem lonnaicès le lowflem, lactiquetem ledem larjebem lalesem algorem
Lerchechem lapem les loblèmesprem lecmic
Liffekès le lonsem et lesterem lelaxerem lutem laissem
Larseillemic landem les leinevem lusqu’àjem la loremic
IAM une lachinemic à lavagérem
Landem les loursecès y’a des lophétrem à laflérem
Lutem leuvem ludem lurepem lartiécès
AKH lentem lonnedem à la laissecès
Lanleguem ledem lafiquantrem et lecsem (pas sûr pour et lecsem)
Laintenanmic luplem latiquanprem
Lessem lourpem les laivrem lettecem lusiquemic
Lesignédem lourpem laireplem aux lanatiquefem
Leizesem lesuremic et c’est la lessionprem
Lordelebem lessem lonbem j’en ai les lissonfrem

 

 

LE JAVANAIS

 

Le javanais procédé de déformation du langage n’a rien à voir avec le javanais qui est la langue que l’on parle du côté de Djakarta en Indonésie.

Le javanais qui nous intéresse ici proviendrait plutôt de «je» codé en «jave» puis, par jeu de mots, en «java». A moins qu’il ne s’agisse simplement d’un procédé se référant à la conjugaison du verbe avoir : j’ai, j’avais, j’avavais, javanais.

J’AVAIS → J’AVAVAIS → JAVANAIS

On le fait remonter en 1857 où il aurait été pratiqué par les voyous et les prostituées. Lucien Rigaud écrit dans son Jargon parisien (1978) qu’«il eut un moment une telle fureur de javanais qu’on vit paraître un journal entièrement écrit dans ce langage stupide».

La clé du javanais c’est l’élément -av- ou parfois -va- qui sont systématiquement intercalés entre la consonne et la voyelle de la première syllabe d’un mot, ou de chaque syllabe du mot. Bon c’est bavon en javanais, collège devient c-av-oll-av-ège, Julie = Javulavie et grosse c’est gravosse.

ecoleclasse
Bavonjavour les avélavèves!

Le javanais s’est vite propagé dans les milieux scolaires au début du XXe siècle parmi les «potaches» (les collégiens et les lycéens) en raison de sa structure enfantine et de l’inventivité des jeunes qui voulaient s’amuser tout en restant incompréhensibles.

Ce vieux code séduit même certains écrivains qui le font revivre dans leurs œuvres comme Édouard Bourdet  dans sa pièce Fric-Frac. Le film portant le même nom avec les acteurs Arletty, Michel Simon et Fernandel assure la popularité du javanais. La scène de «baveau Mavarçavel» et le dialogue entre Loulou et Marcel restent classiques :

Loulou : Qu’est-ce qu’y a qui n’va pas, le « baveau Mavarçavel » ?
Marcel : Le quoi ?
Loulou : Vous savez pas parler le javanais ? Qu’est-ce qu’on vous a appris à l’école ?

Marcel (Fernandel) épate son collègue de la bijouterie en lui disant que « Bonjour, le beau Marcel » se dit en javanais « Bavonjavour, laveu baveau Mavarçavel ».

Raymond Queneau a aussi utilisé le javanais dans ses Exercices de style :
« Deveux heuveureuveus pluvus tavard, jeveu leveu reveuvivis deveunanvant
lava gavare Sainvingt-Lavazavareveu» (Deux heures plus tard, je le revis devant la gare Saint-Lazare).

Le javanais nous fait aussi penser à la chanson de Serge Gainsbourg  La javanaise. Serge Gainsbourg a expliqué qu’il a appelé sa chanson javanaise car il y « parle javanais ». En effet, il s’agit d’une chanson basée sur la consonne « v ». Presque toutes les lignes, très courtes, comportent cette consonne :

j’avoue / bavé / pas vous / avant / d’avoir/ eu vent / de vous …

Ces allitérations consonantiques (répétitions de la même consonne dans une poésie) lui donnent une certaine ressemblance avec le javanais.

Alors, vous avez bien compris comment se parle le javanais ?
Pourtant, lave javanais c’avest davur avà pravonavonçaver, n’est-ce pas ?

 

 

LE VERLAN

 

UNE VIEILLE HISTOIRE…

Le verlan est une forme d’argot française, un langage codé qui consiste principalement en l’inversion des syllabes d’un mot parfois accompagnée d’autres procédés linguistiques comme l’apocope, la métathèse ou la reverlanisation. D’ailleurs, c’est en inversant les syllabes de la locution adverbiale «à l’envers» (vers l’en → verlen → verlan) que le mot verlan est né.

C’est ainsi que métro devient tromé ou trom, musique se transforme en zik et la femme en meuf.

Il paraît qu’avant l’apparition officielle du terme verlan, cette jonglerie verbale a toujours amusé les Français.

On en trouve déjà les premières traces au XIIe siècle dans le roman Tristan et Iseult où on trouve une forme verlanisée du nom de Tristan en Tantris quand le héros doit se faire passer pour un autre.

Vers la fin du XVIe siècle, on trouve un autre exemple de ce jeu d’inversion des syllabes dans la langue du peuple qui rebaptise les Bourbons (nom porté par une longue lignée de rois et de ducs) en Bonbours.

Au XVIIe siècle, un sans-souci, qui à l’époque signifiait pauvre, est transformé en un sans-six sous.

Au XVIIIe siècle, on trouve aussi le cocasse petit nom de Séquinzouil qui renvoie à Louis XV.

Louis XV ou Sequinzouil en verlan

Sans oublier l’apparition théâtrale de sa sainteté Sispi (c’est-à-dire Pie VI, pape de 1775 à 1799) dans la pièce de Jean-Baptiste Louvet de Couvray.

Au XIXe siècle, dans une lettre écrite par depuis la prison par le bagnard La Hyène, Toulon est transformé en Lontou pour désigner le bagne.


 

 

 

 

 

 

 

Ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que même le nom de Voltaire provient d’une construction en verlan.

L’écrivain Claude Duneton rappelle l’origine de ce pseudonyme : «Pour en revenir au jeune Arouet, lorsque, à 22 ans, au sortir d’un séjour à la Bastille, il souhaita mettre de la distance entre son état de poète et le nom de sa lignée aux mœurs sévères, il se souvint que son grand-père François, marchand de drap et de soie, venait du village de Saint-Loup-sur-le-Thouet en Poitou. La ville la plus voisine de Saint-Loup est Airvault… Le jeune homme prit Air-vault, le renversa comme un potache et adopta Voltaire pour le meilleur et pour la vie.»

Cependant et malgré tous ces exemples, la première attestation du mot se trouve chez Esnault (qui l’écrit vers-l’en) en 1953 malgré ce que disait Auguste Le Breton : «Le verlen, c’est nous qui l’avons créé avec Jeannot du Chapiteau, vers 1940 – 1941, le grand Toulousain et un tas d’autres».

En fait, Auguste Le Breton est le premier à introduire le verlen (avec un e comme envers) dans la littérature avec Le Rififi chez les hommes en 1954 : «A son poing, un rasif étincelait. Non moins vif, le gros venait de sortir un brelica.» (rasif = rasoir en argot, brelica : envers de calibre qui signifie revolver)

Dans les années 1960, le verlan était parlé par les jeunes «loubards» ou «blousons noirs» et par les adolescents dans certains quartiers parisiens comme le XIVe arrondissement ou Belleville.

Mais c’est à partir de 1975 qu’il commence à connaître un succès sans précédent grâce à un jeune homme de 23 ans, aux yeux bleus et à l’air rebelle, portant un foulard rouge autour du cou. Vous avez compris de qui il s’agit ? Oui, c’est bien Renaud qui avec sa chanson Laisse béton (au lieu de laisse tomber) fait naître un mythe ou plutôt un jargon !

Le verlan devient peu à peu à un phénomène de mode. Aucun branché ou plutôt chébran ne peut rester insensible à ce langage qui paraît jeune et arrive à conquérir les médias et la publicité. On enrichit ainsi son discours de mots tels que zarbi (bizarre), relou (lourd) et ouf (fou).

Le verlan est aussi popularisé dans le cinéma grâce à des cinéastes comme Claude Zidi avec son film Les Ripoux (Ripoux pour Pourris) en 1984 ou encore Josiane Balasko qui sortira son film Les Keufs (1987), mot qui est le verlan abrégé de flic (flic donne fli-que qui devient en verlan que-fli, puis queuf et keuf).

Adoptés d’abord par les jeunes dans un esprit de connivence et de complicité puis par le reste de la population, les mots de verlan entrent non seulement dans la vie de tous les jours et de tous les milieux mais aussi dans les dictionnaires au point de perdre leur marginalité.

 

LA VERLANISATION

 

Comme l’écrivait le journaliste Gilles Verlant dans le magazine Glamour en avril 1990 à propos du verlan : «Prenez un mot innocent. Renversez-le sans ménagement. De la partie encombrante pratiquez l’ablation. Prononcez sans affectation».

Cependant, le codage ne consiste pas simplement à inverser les syllabes comme c’est le cas de mots simples comme zarbi, féca, renpas … Ce qui, à première vue, paraît comme un processus simple est dans la pratique une tâche assez complexe qui suit certaines règles bien connues par les initiés mais que les autres ignorent.

Quels sont alors les procédés principaux de la verlanisation ? Tout dépend, en fait, du nombre des syllabes et du mot lui-même.

 

 

 

I. Les mots d’une seule syllabe

a) Les monosyllabes fermés

Lorsque la syllabe est fermée (CVC : Consonne-Voyelle-Consonne), on transforme le monosyllabe en dissyllabe en lui ajoutant le son eu avant de verlaniser le mot.

EXEMPLES :

fête → fêteu → teuf
punk → punkeu → keunpon
bus →busseu → seubu

 

Parfois pour certains mots on opère une troncation de la finale.

Ex. femme → femmeu → meufa → meuf
flic → flikeu → keufli → keuf

b) Les monosyllabes ouverts

Lorsque la syllabe est ouverte (CV : Consonne-Voyelle), on inverse les phonèmes.

EXEMPLES :
fou → ouf
toi → ouate
feu → euf
chier → ièche

II. Les mots de deux syllabes

C’est le cas le plus simple. La dernière syllabe passe en tête alors que la première se retrouve en queue.

EXEMPLES :
bizarre → zarbi
taxi → xita
méchant → chanmé
bonhomme → nombo

III. Les mots de trois syllabes

Dans le cas des trisyllabes, la verlanisation est plus difficile et peut se faire de trois façons:

a) S1S2S3 nous donne S2S3S1
Ex. cigarette → garetsi

b) S1S2SE nous donne S3S2S1
Ex. portugais → gaitupor

c) S1S2S3 nous donne S2S1S2
Ex. énervé → vénèr

IV. Les expressions

Les expressions aussi peuvent subir une verlanisation lorsqu’elles sont traitées comme des dissyllabes.
C’est le cas de vas-y qui devient ziva, comme ça qui se transforme en sakom ou lâche-moi qui donne chelaoim.

Il existe bien sûr d’autres règles et de contraintes qui entrent en jeu quand on parle du verlan ce qui peut rendre la tâche assez délicate et la leçon très longue.
Ce qui est sûr c’est que le verlan s’est répandu dans toutes les couches sociales et ne constitue plus l’ « apanage » des marginaux et des exclus. Car la langue ressemble à un organisme vivant qui «respire» et évolue de sorte que seuls ceux qui viennent d’un autre pays ne connaissent pas le sens des mots comme relou (lourd) ou meuf (femme) ou le nom du chanteur belge Stromae.

Et pour la fin, une chanson amusante qui constitue un clin d’œil aux fans du verlan !

 

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=46glSuKM1pU[/youtube]

https://www.youtube.com/watch?v=46glSuKM1pU

 

CHRYSOULA ROUGA


Bibliographie :

Argot, verlan et tchatches, Pierre Merle, Les Essentiels Milan, 1997
L’argot, Louis-Jean Calvet, Que sais-je, PUF, 1994
Secrets de bouchers et largonji actuel des louchébèm, Françoise Mandelbaum- Reiner, Langage et société, N. 56, 1991
Le verlan, Luc Andreini, Henri Veyrier, 1985

 

Sitographie :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Verlan
http://cmgsic.blogspot.gr/2009/02/parlez-vous-verlan.html
http://is.muni.cz/www/12093/articles/2006/dialogue/lesaspects.pdf
http://www.ina .fr/video/CPB8305620804/l-envers-des-choses-video.html
http://monsu.desiderio.free.fr/curiosites/verlan1.html
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/lfr_0023-8368_1991_num_90_1_6200
http://www.carozine.fr/expressions-vocabulaire/louchebem-langue-francaise-jargon-boucher.html
http://www.quizz.biz/quizz-303911.html

 

Liens pour les photos:

https://openclipart.org/detail/185184/butcher-by-johnny_automatic-185184

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7a/Louis_XV%3B_Buste.jpg

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/62/Th%C3%A9odore_Casimir_Regnault_-_Portrait_de_Voltaire_(2).jpg

http://frekb.ru/wp-content/uploads/2013/10/20120401_french-verlan.jpg